Ajouter le site à vos favoris 

Partenaires
Tukanas Software




 


 Les Mythes
¦ Basilic ¦ Chimères ¦ Elfes ¦ Géants et Titans ¦ Hobbits ¦ Licorne ¦ Phénix ¦ Sirènes ¦ Trolls ¦ Vampires
¦


Les Sirènes

La première trace écrite de ces créatures des mers se trouve dans l'odyssée du poète grec Homère, dans l'épopée mythique d'Ulysse, il y a près de 3000 ans. Il n'en fait pas de description physique. Mais d'où lui vint cette idée de parler de sirènes, est-ce en entendant des récits de marins phéniciens, des contes orientaux ou de sa propre imagination. Il décrit dans cet ouvrage la seule arme que possèdent les sirènes et qui est leur voix.

  • Où résident-elles ?

Tous les liens mentionnés par Homère existent dans la réalité et peuvent être identifiés à la lecture de ses œuvres. Ainsi selon l'Odyssée, L'île des sirènes se trouve à l'Ouest, tout près de la terre de Circée. Hésiode qui vécut peu après Homère, désigne ce lieu par un nom : L'Italie. Le géographe Strabon et le poète Virgile suivent ce raisonnement : Scylla et Charybde se trouvant dans le détroit de Messine, ils recherchent Circée et les sirènes plus au nord, le long de la côte tyrrhénienne. Là ils découvrent, juste en face de Sorrente, 3 rochers nus : les Iles des Sirènes. Quoi qu'il en soit, le pré fleuri et le rivage couvert d'ossements sont situés, par la mythologie grecque, dans un lointain Occident, au-delà du soleil couchant, près du séjour des morts. Les sirènes vivent au bord de la mer qui, de tout temps, fut le symbole des enfers. Leurs chants résonnent comme une mélodie de l'au-delà, irrésistible mais fatal.

  • Une lutte à la vie à la mort

 Ulysse ne fut pas le seul à avoir survécu à la rencontre des sirènes.
Les argonautes y ont été confrontés à leur tour pendant leur quête de la Toison d'or. Ils ont réussi à triompher grâce à Orphée : la délicieuse musique de sa cithare couvrit leurs voix et retint l'équipage.
De chagrin les sirènes se jetèrent à la mer.

  • On leur attribut une généalogie

Sophocle, poète tragique, désigne les sirènes comme les filles de Phorkys, au même titre que les Gorgones. Apollonios voit dans l'Achéloos, le dieu fleuve, leur père et dans la muse Terpsichore, leur mère. On raconte également que les sirènes naquirent du sang qui jaillit sur le sol lorsqu' Achéloos perdit une corne au cours du combat qu'il livra contre Héraclès.
Au fur et a mesure que s'enrichit la légende, s'estompent les traits démoniaques des sirènes. Elles deviennent les compagnes de Perséphone, fille de Zeus et de Démeter. Mais comme elles ne peuvent empêcher Hadès de l'enlever pour l'emmener aux Enfers, Déméter furieuse, les punit en les transformant en femmes oiseaux. Par contre chez le poète Ovide, ce sont les sirènes elles-mêmes qui réclament des ailes pour partir à la recherche de Perséphone. Il ne reste donc plus grand-chose des monstres aux allures de vampires mentionnés dans l'Odyssée. Leur nom devient un lieu commun lié à l'envoûtement provoqué par la musique et la poésie.

  • Une queue de poisson ondoyante

" Les sirènes sont des filles de la mer qui séduisent les marins avec leurs jolis corps et leurs douces voix. De la tête au nombril, leur corps est celui d'une vierge et ressemble beaucoup à un être humain mais elles ont une queue de poisson couverte d'écailles grâce à laquelle elles se dissimulent dans les flots ". Aldhelm de Malmesbury (636 - 707).

Nous savons déjà, depuis l'Odyssée, que les sirènes vivent près de la mer et que leur magie réside dans leur chant et non dans leur corps. Leur forme n'a que peu d'importance. Ceux qui en font néanmoins mention parlent de femmes avec des attributs d'oiseaux. Longtemps cette image est demeurée intangible.
Vers le VIIIe siècle, un ouvrage sur les monstres, attribué au moine anglais Aldhelm de Malmesbury, en propose une nouvelle version. Une tête humaine avec une queue de poisson n'est pas un phénomène nouveau. Les Babyloniens connaissaient déjà des dieux dont le haut du corps était celui d'un homme et le bas, celui d'un poisson. Le moine affirme de plus, qu'elles séduisent les marins par la beauté de leur corps, mettant pour la première fois l'accent sur l'aspect visuel de la séduction. Elles n'envoûtent pas que par leur chant, elles sont aussi de jolies femmes.

  • De disgracieux lamantins

" Les sirènes ne sont des monstres fabuleux que pour Homère, qui, en définitive, n'était pas un reporter très sérieux. Ce sont tout simplement des lamantins. Cela ressemble à des phoques qui auraient une figure de femme diabolique. On les voit souvent dressés, la moitié du corps hors de l'eau. Quelques uns portent leur petit dans l'avant nageoire et ils rient ! On en débite au marché de Cayenne, c'est très bon à manger, ça ressemble à du veau ! ". Albert Londres, 1923.

  A L'automne 1923 cet article est un véritable raz-de-marée. La légende des séduisantes femmes qui chantent serait ainsi démystifiée par de banales observations sur des mammifères marins. Mais cela n'est pas aussi extravagant qu'il y parait.
Il suffit d'admettre que le corps du lamantin ressemble à celui d'une femme, qu'ils aient des cheveux verts qui ondoient sur leurs épaules et que, debout dans l'eau peu profonde, les mères tiennent leur petit entre leurs nageoires. Il est aisé d'imaginer la détresse du marin, qui, épuisé par des semaines de navigation et victime d'hallucinations, voit, près du rivage, des femmes nues jusqu'à la taille qui rient en le regardant. Il crie et appelle, montrant du doigt le miracle à ses compagnons. Le timonier voit, lui aussi, l'apparition. Sans réfléchir il change de cap. La suite est connue, les "femmes" s'enfoncent dans les flots. En signe d'adieu, elles font ondoyer de manière provocante leur queue de poisson à la surface de l'eau et ... le bateau s'échoue sur des hauts fonds. Une hypothèse plausible, du moins si la description des siréniens faite par Albert Londres correspond a la réalité.
  • Que sont les siréniens ?

Les siréniens sont des animaux tout à fait charmant : lourds, placides et pacifiques. Ils ressemblent à des otaries ou à des morses, mais n'ont sur un plan strictement zoologique, aucun rapport avec ces derniers. Mammifères, ils s'apparentent plutôt à l'éléphant. On les retrouve dans les eaux côtières et dans les embouchures de fleuves où ils se nourrissent grâce à l'abondante végétation sous marine. Sur le plan scientifique, l'ordre des siréniens est divisé en deux familles : les lamantins et les dugongs, entre lesquels il n'existe pas de différences fondamentales. Cette espèce a quitté la terre ferme il y a des millions d'années et s'est adaptée à la vie aquatique. Ainsi ont-ils perdu leurs membres postérieurs et développé une large queue horizontale et une ossature lourde et massive qui les maintient sous l'eau. Leurs membres antérieurs se sont transformés en de courtes nageoires qui, à la hauteur du poignet, sont fort mobiles ? Ils se déplacent de manière étonnamment lente. Dans leur milieu naturel, ils n'ont pas d'ennemi. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est si facile de les approcher. La confusion entre les lamantins et les sirènes est sans doute due à leur forme : une tête vaguement humaine, des nageoires pareilles à de petits bras, des mamelles et une queue de poisson plate. Cependant on ne peut en conclure définitivement que les lamantins soient à l'origine du mythe des sirènes.

 

Article extrait depuis le site : http://www.mythes-et-legendes.net/
Copyright ©  Mythes & Légendes. Tous droits réservés

  Etats-Unis
  Heure locale
  Sciences
  Constitution
  Mythes
et Légendes
  Expressions
  Vie courante
  Mail anonyme
  ONG
  Caricatures
  Partenaires
  Copyright