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Economie
| Une intéressante synthèse est
proposée par l'OCDE, dans son "Étude économique des Etats-Unis"
(avril 2004) :
«La performance économique des États-Unis au cours des vingt
dernières années a été spectaculaire. Grâce à la plus large place faite
aux forces de la concurrence, qui ont été pendant un certain temps plus
vigoureuses que dans la plupart des autres pays membres [de l'OCDE], la
productivité et la production se sont accélérées de manière sensible.
Le déficit commercial des Etats-Unis était de 48 327 milliards de
dollars en
mars 2004, le déficit budgétaire américain devrait être de 521 milliards
de dollars en 2004. |

Wall Street, la bourse de New York, symbole de la puissance
économique américaine.
© D.F. |
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Ces dernières années, soutenue par une action macro-économique
pertinente, l'économie a prouvé sa capacité à s'adapter à des chocs
négatifs, de sorte que la croissance par habitant a été encore plus
forte que dans les autres pays. On prévoit que cette situation
persistera pendant quelques années, le PIB réel augmentant d'environ 4
pour cent par an.
(.)
Les prévisions à court terme
Depuis le début des années 80, l'économie des États-Unis
obtient des résultats très satisfaisants. Pendant toute cette période,
la croissance du PIB réel a été l'une des plus fortes des pays du G7, et
bien supérieure à la moyenne de la zone de l'OCDE. Les revenus réels par
habitant restent nettement plus élevés que dans la quasi-totalité des
autres pays membres. Les gains de productivité se sont sensiblement
accélérés pendant la seconde moitié des années 90, et ce mouvement s'est
encore accentué ces derniers temps. Depuis le milieu de 2003, la reprise s'est élargie - d'abord limitée aux
dépenses des ménages et du secteur public, elle concerne désormais aussi
la formation de capital des entreprises - et elle est nettement montée
en puissance.
(.)
[les points sensibles]
Les finances publiques
Le budget fédéral, qui dégageait un excédent proche de 1½ pour
cent au cours de l'exercice 2001 s'est soldé par un déficit
de 3½ pour cent en 2003, et peut-être de 4¼ à 4½ pour cent
cette année. Cette rapide dégradation est imputable à la forte baisse
des rentrées fiscales à la suite de la récession et de la disparition de
la bulle boursière, conjointement aux réductions d'impôt et à la rapide
augmentation des dépenses au titre de la défense et de la sécurité
intérieure et autres dépenses discrétionnaires. Le freinage exercé par
la conjoncture sur les finances publiques devrait bientôt disparaître,
mais les modifications récemment apportées à la politique économique
aussi bien du côté des recettes que du côté des dépenses impliquent que,
sur la base d'hypothèses réalistes et en l'absence de toute mesure
corrective, le déficit restera substantiel au cours des dix prochaines
années tant par rapport à la moyenne passée des États-Unis que par
rapport aux autres pays.
(.)
L'important déficit extérieur
La balance des opérations courantes se solde par des déficits
de manière pratiquement ininterrompue depuis le début des années 80. La
récente récession n'ayant pratiquement pas amélioré la situation comme
le veut habituellement l'évolution conjoncturelle, ce déficit
a atteint des niveaux sans précédent et s'établit aux alentours de 5 pour cent du PIB
en 2004. En conséquence, les créances
extérieures nettes sur les résidents des États-Unis ont progressé à
quelque 25 pour cent du PIB, et bien que ce niveau soit encore inférieur
aux engagements nets de bon nombre d'autres pays, dernièrement il
s'élève chaque année en moyenne de plusieurs points de PIB.
(.)
La politique monétaire
En maintenant le taux des fonds fédéraux à un niveau
exceptionnellement faible, les autorités ont utilisé avec succès la
politique monétaire pour amorcer le redressement de l'activité.
(.)
Les faiblesses du gouvernement d'entreprise
Outre l'éclatement de la bulle boursière et les incertitudes
géopolitiques, les scandales liés au gouvernement d'entreprise et aux
pratiques comptables ont largement contribué à entamer la confiance des
investisseurs au cours des dernières années. Bien que le marché boursier
se soit sensiblement ressaisi, des craintes latentes persistent
concernant le gouvernement d'entreprise et les méthodes comptables, et
la réapparition de nouveaux chocs dans ces domaines serait gravement
préjudiciable. De nouvelles réformes à cet égard contribueraient à
renforcer les bases d'une croissance durable et à l'intégrité des
marchés financiers. Face aux graves irrégularités constatées, la loi
Sarbanes-Oxley de 2002 a durci les sanctions en cas de fraude, renforcé
l'indépendance des services d'audit et la réglementation de la
profession comptable et imposé aux sociétés publiques des obligations
plus strictes en matière de divulgation d'informations financières,
leurs dirigeants ayant des responsabilités accrues à cet égard.
(.)
L'environnement
il existe encore plusieurs sujets de pré occupation, notamment
les objectifs relatifs à la protection de la couche d'ozone, à la
réduction de la pollution atmosphérique et au mercure. Dans le cadre de
son initiative Clear Skies, l'Administration a fixé un nouvel objectif
pour la réduction des principaux polluants au moyen de mesures de
plafonnement et d'échange, mais elle s'oppose aux objectifs de réduction
des émissions de gaz à effet de serre (GES).
(.)
Les politiques sociales
Des défis restent également à relever sur le front de la
politique sociale. La couverture de l'assurance maladie a commencé à se
réduire après avoir été momentanément améliorée à la fin des années 90.
Ceci représente un coût économique significatif dans la mesure où
l'absence d'assurance entraîne une dégradation du niveau de santé et un
raccourcissement de l'espérance de vie. En revanche, la crainte de voir
la récession conjoncturelle inverser la tendance fortement décroissante
du nombre de bénéficiaires de prestations sociales amorcée à la suite
des réformes du milieu des années 90 s'est révélée infondée. Les taux de
pauvreté s'inscrivent à nouveau en hausse, et bien qu'ils soient encore
inférieurs à leur précédent point haut des années 90, ils sont très
élevés pour certains groupes de population.» |
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