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Chronologie de la première présidence de George W. Bush : 2000-2004


Les présidents américains depuis 1789

Si certains présidents américains ont leurs noms gravés dans nos mémoires, d’autres sont tombés, à tort ou à raison, dans l’oubli. Voici la liste des différents occupants de la Maison Blanche depuis 1789.

George Washington 1789-1797 (Fédéraliste)
Riche planteur, George Washington (1732-1799) s’illustra lors de la guerre de sept ans en luttant contre les Français du Canada. Membre du Parlement de Virginie, il prit la tête de l’opposition à la politique coloniale britannique. Son passé militaire le fit nommer à la tête des Insurgents (insurgés) en 1775 et, aidé par le corps expéditionnaire français du marquis de Rochambeau, il obtint le 19 octobre 1781 la capitulation du général Cornwallis à Yorktown. Retiré un temps de la vie politique, il revint sur le devant de la scène en 1787 et accepta la présidence de la Convention constitutionnelle de Philadelphie qui promulgua la Constitution. Elu président en mars 1789, il fut réélu en 1792 mais refusa d’effectuer un troisième mandat.


John Adams 1797-1801 (Fédéraliste)
Signataire de la Déclaration d’Indépendance, John Adams (1735-1826) fut ambassadeur des Etats-Unis à Londres de 1783 à 1788 et devint vice-président en 1789. Réélu à ce poste en 1792, il succéda à Washington.


Thomas Jefferson 1801-1809 (Démocrate républicain)
Député de Virginie au Congrès continental de Philadelphie, Thomas Jefferson ( 1743-1826) fut chargé de rédiger la Déclaration d’Indépendance. Ambassadeur en France, où il se lia d’amitié avec de nombreux philosophes, il devint Secrétaire d’Etat puis vice-président en 1797. Elu président en 1800, il négocia l’achat de la Louisiane à la France en 1803. Réélu en 1804 et refusant en 1809 un troisième mandat, il s’efforça de tenir les Etats-Unis à l’écart du conflit opposant la France à la Grande Bretagne. Propriétaire d’esclaves, il eut plusieurs enfants illégitimes de ses maîtresses noires.


James Madison 1809-1817 (Démocrate républicain)
Fils d’un riche planteur, James Madison (1751-1836) fut l’une des personnalités dominantes du Congrès de Philadelphie. Partisan d’un Etat fédéral fort, il souhaitait cependant conserver les libertés des Etats et c’est la raison qui le poussa à créer le parti républicain, ancêtre de l’actuel parti. Elu président en 1809, il ne put éviter en 1812 un conflit avec l’ancienne puissance coloniale.


James Monroe 1817-1825 (Démocrate républicain)
Député de Virginie en 1782, James Monroe (1758-1831) fut Secrétaire d’Etat puis Secrétaire à la Guerre. Son nom est attaché à la doctrine Monroe qui stipule que les Etats européens ne doivent pas intervenir sur le continent américain, les USA en contrepartie s’abstenant de toute intervention dans les colonies européennes ou en Europe même. Ce pseudo-isolationnisme contribua à asseoir l’influence des USA en Amérique du Sud et à justifier leur intervention à Cuba, à Saint-Domingue, à la Grenade et au Panama.


John Quincy Adams 1825-1829 (Démocrate républicain).
Fils du second président américain, John Quincy Adams ( 1767-1848) fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg puis à Londres avant de devenir Secrétaire d’Etat. En 1819, il réussit à persuader l’Espagne de céder la Floride aux Etats-Unis.


Andrew Jackson 1829-1837 (Démocrate).
Héros de la guerre d’indépendance, Andrew Jackson (1767-1845) confirma sa popularité en battant en 1812 les Anglais à la Nouvelle Orléans et en menant en 1817-1818 une campagne victorieuse contre les Indiens Séminoles de Floride. Son mandat marque un tournant dans l’histoire politique des Etats-Unis. C’est à cette époque que se met en place le « spoil system » ( système des dépouilles), permettant la répartition des pouvoirs entre les fidèles du président.


Martin Van Buren 1837-1841 (Démocrate).
Vice-président d’Andrew Jackson, Martin Van Buren (1782-1862) lui succéda à la Maison Blanche et fut considéré comme son homme de paille.


William Henry Harrison 1841 ( conservateur).
Gouverneur de l’Indiana, William Henry Harrison (1773-1841) fut choisi par les Républicains comme candidat à la Maison Blanche en 1841. Il mourut 32 jours après son entrée en fonction.


John Tyler 1841-1845 (Conservateur).
Gouverneur de Virginie, John Tyler 51790- 1862) se rendit célèbre en permettant l’annexion du Texas. Lors de la guerre de Sécession, il se rangea du côté du Sud.


James Polk 1845-1849 (Démocrate).
Avocat à Columbia, James Polk ( 1795-1849) suivit une politique ouvertement expansionniste qui amena les Etats-Unis à déclarer la guerre au Mexique et à annexer la Californie, le Nouveau Mexique, l’Arizona, le Nevada, l’Utah, une partie du Colorado et le Wyoming.


Zachary Taylor 1849-1850 ( Conservateur).
Fils d’un officier de la guerre d’indépendance, Zachary Taylor ( 1784-1850) fit l’essentiel de sa carrière dans l’armée. Bien qu’il ait été personnellement partisan de l’esclavage, il accepta l’entrée dans l’Union de la Californie en tant qu’état abolitionniste, ce qui lui valut l’hostilité du Sud.


Millard Fillmore 1850-1853 (Conservateur).
Vice président en 1849, Millard Fillmore succéda, l’année suivante, à Zachary Taylor, mort du choléra. Adversaire de l’esclavage, il tenta de maintenir l’équilibre entre le Nord et le Sud.


Franklin Pierce 1853-1857 (Démocrate).
Avocat, Franklin Pierce(1804-1869) fut représentant puis sénateur du New Hampshire. Originaire du Nord, il était connu pour ses sympathies envers le Sud esclavagiste.


James Buchanan 1857-1861 (Démocrate).
Représentant puis sénateur de Pennsylvanie, James Buchanan (1791-1868) fut ambassadeur à Saint Pétersbourg et signa un traité de commerce avec la Russie. Dans la querelle entre le Nord et le Sud, son attitude modérée favorisa la sécession du Sud.


Abraham Lincoln 1861-1865 (Républicain).
Elu délégué de l’Illinois en 1847, cet avocat ( 1809-1865) perdit son siège deux ans plus tard en raison de son opposition à la guerre avec le Mexique. Militant abolitionniste, il fut élu président en 1861 avec seulement 10% des voix. Son arrivée à la Maison Blanche provoqua la sécession des Etats du Sud et la guerre civile. Le 1er janvier 1863, Lincoln déclara libres tous les esclaves des Etats en rébellion. Il fut assassiné en 1865 par un sudiste, John Wilkes Booth.


Andrew Johnson 1865-1869 (Démocrate).
Militant démocrate, Andrew Johnson (1808-1875) se rallia aux Républicains lors de la guerre de Sécession. Cela ne l’empêcha pas de tenter d’empêcher le vote du 14ème amendement qui accordait l’égalité des droits politiques aux Noirs. Il fut le premier président à faire l’objet d’une procédure d’impeachment devant le Sénat mais fut acquitté à une voix de majorité le 16 mai 1868.


Ulysses S.Grant 1869-1877 (Républicain).
Héros de la guerre de Sécession, Ulysse S.Grant (1822-1885) reçut la capitulation du général Lee à Appomatox en 1865. Bien que très intègre, il laissa de nombreux affairistes faire régner à la Maison Blanche une atmosphère de corruption.


Rutherford B.Hayes 1877-1881 ( Républicain).
Avocat, Rutherford Hayes ( 1822-1893) tenta une politique de réconciliation avec le Sud qui lui valut une grande hostilité au sein de son propre parti et lui coûta sa réélection.


James A.Garfield 1881 (Républicain)
Simple artisan, James A.Garfield est l’exemple même de l’autodidacte. Devenu professeur de langues anciennes, il siégea au Congrès comme représentant de l’Ohio avant d’être élu président en 1881. Il fut assassiné par un solliciteur, Charles J.Guiteau.


Chester A.Arthur 1881-1885 (Républicain).


Grover Cleveland 1885-1889 (Démocrate).
Maire de Buffalo puis gouverneur de l’Etat de New York, Grover Cleveland (1837-1908) mena une campagne énergique contre la corruption. Au printemps 1894, il fit engager l’armée contre les cheminots grévistes de Chicago.


Benjamin Harrison 1889-1893 ( Républicain).
Sénateur de l’Indiana, Benjamin Harrison ( 1833-1901) appliqua une politique économique très protectionniste.


William McKinley 1897-1901 (Républicain).
Deuxième président des Etats-Unis à être assassiné.


Theodore Roosevelt 1901-1909 ( Républicain)
Patricien de la côte Est, Theodore Roosevelt (1858-1919) s’illustra à Cuba en 1898 et fut élu gouverneur de New York. Il obtint le Prix Nobel de la Paix en 1906 pour sa médiation dans le conflit russo-japonais. En 1908, il accepta de se retirer devant William H.Taft mais se présenta contre lui en 1912, favorisant de la sorte une scission au sein du Parti républicain.


William H.Taft 1909- 1913 (Républicain).
Elu président à une importante majorité, William H.Taft ( 1857-1930) mena une politique très conservatrice qui lui valut l’hostilité d’une partie des Républicains.


Woodrow Wilson 1913-1921 (Démocrate).
Ancien gouverneur démocrate du New Jersey, Woodrow Wilson (1856-1924) fut élu à la faveur de la rivalité entre ses deux adversaires républicains, William H.Taft et Theodore Roosevelt. Son mandat fut caractérisé par l’extension des pouvoirs du gouvernement fédéral. Il s’efforça de maintenir la neutralité des USA durant le Premier conflit mondial mais déclara la guerre à l’Allemagne en 1917. Il prit la tête d’une « croisade de la liberté » dont l’esprit se retrouve dans les quatorze points développés dans sa déclaration du 8 janvier 1918. Cette déclaration soulignait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et servit de charte idéologique à la Société des Nations. Toutefois, les USA refuseront d’adhérer à la SDN et de ratifier le Traité de Versailles que Wilson avait signé. Il reçut en 1920 le Prix Nobel de la Paix.


Warren Harding 1921-1923 (Républicain).
Sénateur républicain de l’Ohio, Warren Harding (1865-1923) mena une politique protectionniste et xénophobe, renforçant ainsi les lois contre l’immigration. Il renforça la prohibition et se prononça contre la SDN.


Calvin Coolidge 1923-1929 ( Républicain).
Gouverneur du Massachusetts, Calvin Coolidge (1872-1933) se rendit célèbre en envoyant la police contre les policiers grévistes de Boston en 1919.


Herbert Hoover 1929-1933 ( Républicain)
Secrétaire d’Etat au Commerce de 1921 à 1928, Herbert Hoover (1874-1964) eut la lourde tache d’assumer la présidence des Etats-Unis au moment de la Grande Crise de 1929. Insensible à la souffrance de ses concitoyens, il fut sévèrement battu en 1932.


Franklin D.Roosevelt 1933-1945 (Démocrate).
Cousin de Theodore Roosevelt, Franklin Delano Roosevelt ( 1882-1945) devint sénateur de New York. Frappé de paralysie en 1921, il fut élu gouverneur de New York en 1928 et président en 1933. Pour sortir le pays de la crise économique, il lança le « New Deal » caractérisé par le développement des travaux publics, l’aide accrue aux chômeurs, le soutien aux prix agricoles et la surveillance des activités boursières.
Son action diplomatique est plus contestée. Il attendit 1941 et l’agression japonaise contre Pearl Harbor pour faire entrer les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. Il fit preuve surtout d’une grande faiblesse envers Staline, notamment lors de la conférence tripartite de Yalta.


Harry S.Truman 1945-1953 (Démocrate).
Sénateur du Missouri, ce modeste chemisier ( 1884-1972) ne paraissait pas devoir être un grand président des Etats-Unis. Pourtant, il a su relever les défis qui l’attendaient et se montrer un homme d’Etat consciencieux. Ayant eu la lourde responsabilité d’autoriser le lancement des bombes atomiques sur Nagasaki et Hiroshima, Harry S.Truman mesura vite que la paix retrouvée n’était qu’un leurre. Lui succédait une « guerre froide » marquée par la progression du camp communiste en Europe orientale et en Asie du Sud-Est. C’est pour s’opposer à cette avancée qu’il accola son nom à la doctrine Truman qui postulait la nécessité d’une aide politique, militaire et financière aux pays menacés par l’Union soviétique. Le parallèle en était le Plan Marshall, mis en application à partir de 1949, qui ne contribua pas à la relance des économies européennes. Sur le plan intérieur, Harry S.Truman ne put poursuivre la politique sociale de Franklin D.Roosevelt et se montra plutôt timoré face à la chasse aux sorcières déclenchée par le sénateur McCarthy. Réélu en 1948, il ne postula pas à un nouveau mandat en 1952.


Dwight D.Einsenhower 1953-1961 (Républicain).
Chef d’Etat major de MacArthur, Dwight David Eisenhower (1890-1969) devint en 1942 le commandant en chef des forces alliées en Europe et en Afrique du Nord. C’est sur lui que reposa la préparation des débarquements au Maghreb, en Sicile, en Italie, en Normandie et en Provence. Nommé commandant en chef des forces de l’Otan en 1950, il se résigna, sous la pression de ses partisans, à se présenter sous l’étiquette républicaine en 1952. Il aurait pu tout aussi bien se présenter sous l’étiquette démocrate tant ses convictions politiques étaient souples. Moins souples que son caractère. Dans le contexte de la Guerre Froide, il sut s’imposer comme le chef du camp occidental, n’hésitant pas à condamner l’opération de Suez menée en 1956 par les Français, les Britanniques et les Israéliens. Ses deux mandats présidentiels furent caractérisés par le développement sans précédent de l’économie américaine et l’importance décisive prise par la classe moyenne urbaine.


John F.Kennedy 1961-1963 ( Démocrate).
Premier président catholique des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) appartenait à une famille irlandaise de Boston. Elu à une très faible majorité contre Richard Nixon en 1960, il incarna le « rêve américain » et se fit l’avocat d’une « nouvelle frontière », la construction d’Etats-Unis enfin débarrassés du fardeau de la ségrégation raciale. C’est sous son mandat que le combat pour les droits civiques des Noirs s’intensifia et que la Cour Suprême fit tomber, les uns après les autres, les différents bastions ségrégationnistes du Sud. A l’égard de l’URSS et de ses satellites, JFK fit preuve d’une très grande fermeté, notamment lors de la crise de Cuba en 1962, obligeant Moscou à retirer ses missiles de l’île. Sa mort tragique – il fut assassiné à Dallas par Lee Harvey Oswald – a fait oublier certaines pages plus sombres de son mandat. En envoyant un premier contingent de militaires américains au Vietnam du Sud, JFK mit le pied dans le bourbier vietnamien dont les Etats-Unis ne sortirent pas indemnes, loin de là.


Lyndon B.Johnson 1963-1969 ( Démocrate).
Sénateur du Texas, Lyndon B.Jonhson (1908-1973) représentait l’aile droite du Parti démocrate. Cela ne l’empêcha pas, une fois devenu président, de faire abolir les dernières discriminations raciales et de faire adopter un certain nombre de mesures sociales en faveur des exclus et des déshérités. Sa présidence fut marquée par l’engagement accru des Etats-Unis au Vietnam et le développement d’une forte contestation intérieure. Incapable d’empêcher « l’escalade », Lyndon B.Johnson, prématurément usé, décida de ne pas se représenter et céda la place à Richard Nixon.


Richard M.Nixon 1969-1974 ( Républicain).
Vice-président aux côtés de Dwight D.Einsenhower, Richard M.Nixon (1913-2002) fut élu à une très faible majorité en 1968. Prenant pour Secrétaire d’Etat Henry Kissinger, il mena une politique de détente caractérisée par le retrait américain du Vietnam et la reconnaissance de la Chine populaire. Ses acquis sur le plan international ne résistèrent pas à ses échecs sur le plan intérieur. Victime du Watergate – il avait fait écouter illégalement les locaux du Parti démocrate – et menacé d’une procédure d’impeachment, il dut démissionner en août 1974.


Gerald R.Ford 1974-1977 ( Républicain).
Ses chutes en descendant la passerelle de l’avion présidentiel faisaient dire que Gerald R.Ford ( né en 1913) était incapable de marcher et mâcher du chewing gum en même temps. Ayant dû succéder à Richard Nixon sans y être préparé, Gerald R.Ford fut un président consciencieux, sans grand charisme ni grandes réalisations à son actif.


Jimmy Carter 1977-1981 ( Démocrate).
Originaire du Sud des Etats-Unis, Jimmy Carter ( né en 1924) fut gouverneur de Géorgie avant d’être élu président des Etats-Unis. Son mandat fut marqué par l’aggravation de la crise économique américaine provoquée par le renchérissement du coût du pétrole après la guerre de Kippour. Très actif sur la scène internationale, Jimmy Carter joua un rôle de médiateur entre l’Egypte et Israël et fut à l’origine de la conclusion des Accords de Camp David. Mais l’affaire des otages américains en Iran lui fut fatale et il fut sévèrement battu par Ronald Reagan. Depuis quelques années, Jimmy Carter est à nouveau très actif sur la scène internationale grâce au Centre Carter d’action sociale et politique. Il joue un rôle de médiateur très efficace dans plusieurs conflits, notamment en Afrique et dans les Balkans et déploie des qualités d’homme d’Etat qu’on ne soupçonnait pas lors de son passage à la Maison Blanche.


Ronald W.Reagan 1981-1989 ( Républicain).
Acteur de cinéma de séries B, Ronald W.Reagan (1911-2004) fut élu gouverneur républicain de Californie en 1967. En 1980, son élection à la Maison Blanche constitua un véritable coup de tonnerre et certains parlèrent même d’une « révolution reaganienne ». Partisan de la plus grande fermeté envers « l’empire du Mal », l’URSS, Ronald Reagan n’hésita pas à intervenir pour renverser le gouvernement prosoviétique de la Grenade. Disciple de l’école de Chicago et partisan d’une forte diminution des impôts, il se rendit célèbre en opérant des coupes sombres dans le budget fédéral, notamment pour tout ce qui avait trait à la prévention et à la protection sociales, favorisant du coup l’accroissement des phénomènes d’exclusion. En 1987, il parvint à un accord avec Mikhaïl Gorbatchev à propos des euromissiles et signa avec lui le premier accord de désarmement nucléaire.


George Bush 1989-1993 ( Républicain).
Directeur de la CIA de 1976 à 1980, George Bush, né en 1924, fut vice-président de 1981 à 1988. Bénéficiant de la popularité de Ronald Reagan, il fut élu président en novembre 1988 et inaugura son mandat en rencontrant à plusieurs reprises son homologue soviétique, Mikhaïl Gorbatchev. Il sut gérer habilement les terribles soubresauts provoqués par l’effondrement du système soviétique et conclure à temps les accords de désarmement START..
Sur le continent américain, George Bush renforça considérablement le rôle et l’influence de son pays avec la signature, en août 1992, de l’ALENA, l’accord de libre échange nord-américain qui associe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.
La grande affaire diplomatique de son mandat reste la première guerre du Golfe consécutive à l’invasion du Koweït par l’Irak. Les Etats-Unis prirent alors la tête d’une coalition placée sous le contrôle de l’ONU mais hésitèrent au dernier moment à chasser Saddam Hussein du pouvoir.
Bien que la guerre du Golfe lui ait valu sur le moment un regain de popularité, George Bush eut à souffrir des critiques de ses concitoyens qui lui reprochaient son activisme sur la scène internationale et son inaction sur le plan intérieur dans le contexte d’un accroissement sans précédent du chômage et du déficit budgétaire. Ce sont d’ailleurs ces problèmes intérieurs qui permirent au démocrate Bill Clinton de battre en novembre 1992 le président sortant.


William J.Clinton 1993-2 001 ( Démocrate).
Né dans l’Arkansas en 1946, Bill Clinton est le premier président américain issu de la génération du « baby boom ». Face à George Bush, sa jeunesse fut, tout comme pour Kennedy en 1960, un atout décisif. Le candidat démocrate dut sa victoire au soutien massif des couches moyennes et urbaines appauvries par l’ère républicaine. Ne disposant cependant pas de la majorité au Congrès, Bill Clinton ne put mener à bien son ambitieuse réforme du système de santé. Il eut aussi à pâtir des révélations concernant sa vie privée, notamment sa liaison, démentie puis reconnue, avec Monica Lewinski, une jeune stagiaire à la Maison Blanche. Réélu en 1996, Bill Clinton tenta, mais en vain, d’accélérer le processus de paix au Proche Orient, mais se heurta à l’opposition aussi bien des Palestiniens que des Israéliens. Ne pouvant se représenter, il céda la place à son vice-président Al Gore, candidat malheureux contre George W.Bush Jr. D’aucuns estiment que l’ambitieuse épouse de Bill Clinton, Hilary Rodham Clinton, devenue sénateur de New York, pourrait briguer la Maison Blanche en 2008.


George W.Bush 2 001-2 008 ( Républicain).
Elu à une très faible majorité, grâce aux voix des grands électeurs de Floride, George W.Bush Jr a dû faire face à une situation très grave, celle créée par les tragiques attentats du 11 septembre. On sait de quelle manière il a conçu l’entrée en guerre des USA contre le « terrorisme international ». Après le semi-échec de l’intervention militaire en Afghanistan, il s’est lancé, de concert avec les Britanniques, dans une « croisade de la liberté » en Irak, pays accusé de détenir des armes de destruction massive qui n’existaient que dans l’imagination de l’occupant de la Maison Blanche. S’il a le soutien des milieux conservateurs néo-chrétiens et d’une certaine Amérique profonde, George W.Bush Jr, qui n’a guère l’étoffe d’un grand homme d’Etat, doit faire face au mécontentement croissant d’une partie de l’électorat, inquiet de la stagnation économique et sociale du pays et des disparitions d’emploi.



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